Vingt-quatre heures de la vie d’une femme, Stefan Zweig

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Le Livre de Poche, 159 pages

C’est un plaisir sans cesse renouvelé que de se plonger dans la lecture d’un ouvrage écrit par Stefan Sweig. Vingt-quatre heures de la vie d’une femme, sans doute son livre le plus connu, ne fait pas exception à la règle.

Comme les milliers de blogueurs et blogueuses littéraires, j’entasse les livres en attente de lecture. Cette PAL, qui nous rassure, nous avons le choix de notre prochaine lecture, est également un combat de chaque instant. Pour y remédier, nous nous encourageons et organisons des lectures communes. C’est dans cet esprit que j’ai proposé aux Livradictien(ne)s de lire Vingt-quatre heures de la vie d’une femme. Vous retrouverez les liens vers les billets des autres participants à la fin de cet article.

Dans ce court roman, Zweig nous plonge dans la bonne société du début du XXème siècle. Une pension de famille et des hôtes « bien comme il faut » sont surpris par la fuite d’une dame de bonne famille, mariée, avec un jeune homme à peine rencontré. Scandale ! Seuls deux personnages se montrent compatissants, le narrateur et une discrète femme britannique. Cette femme d’âge mûr confie alors au second indulgent le secret de vingt-quatre heures qui ont bouleversées sa vie.

Résonne alors un éloge à la femme et à la liberté. On comprend la retenue de l’époque, le désir d’émancipation réfréné par les bonnes mœurs et le passage à un nouveau siècle pas encore effectif. La date à changé mais les habitudes demeurent. Est-ce folie que d’agir selon ses désirs ? Est-ce seulement permis lorsque l’on est une femme ?

Le récit est émouvant, aventurier et poétique. Comme souvent dans les livres de Zweig, on est partagé ; On envie à la fois les vingt-quatre heures vécues par cette femme et en même temps on est heureux de n’être que spectateurs.

Je retiens de cette lecture la chance de vivre dans mon pays et dans mon époque et prends conscience de cette chance. Saviez-vous en effet qu’en France il a fallu attendre 1968 pour que les femmes aient l’autorisation d’ouvrir un compte bancaire sans l’autorisation d’un père ou d’un mari ?

Je serai curieuse de lire l’avis d’un lecteur masculin, l’émotion serait-elle la même ? En attendant, comme promis, jetons un œil sur l’avis des autres blogueurs de cette lecture commune (qui sont toutes des blogueuses d’ailleurs je crois !)

Note Livraddict: 8,1 / 10 (54 votes)

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